Second tour

Tout d’abord, un grand, un immense merci aux 24’447 personnes qui m’ont accordé leur confiance dimanche dernier. Leur soutien m’offre la possibilité de défendre les valeurs de la gauche plurielle et du Centre Gauche-PCS pour un second tour le 28 novembre. J’en suis très heureuse et honorée à la fois.

Exercer une fonction gouvernementale, c’est assumer une responsabilité cruciale pour chacun·e des citoyen·nes : c’est travailler dans l’intérêt de la communauté dans son ensemble en veillant à ne laisser personne sur le côté. Cela étant, j’ai conscience de ne pouvoir plaire à tout le monde. Mais la diversité est justement la richesse de notre société ! J’aime partager les opinions, en débattre, comprendre les personnes et avec elles, trouver des compromis. C’est ensemble que nous pouvons changer le canton de Fribourg le 28 novembre !

J’ai passé toute ma vie dans ce canton, j’estime avoir une chance inouïe à cet égard. Fribourg est prospère. Mais je sais aussi que l’abondance n’est pas faite pour durer éternellement… Ma Grand-mère gardait dans le tiroir de sa table de cuisine les coupons de pain, de lait et de sucre que l’État avait distribué pendant la deuxième guerre mondiale. Oui en Suisse, pendant les années 39-45, la ration de calories journalières était strictement contrôlée par l’État, question de survie collective ! Elle gardait ces coupons en disant « on ne sait jamais ». C’est vrai, on ne sait jamais… Il faut savoir être prudent. Mais il faut aussi oser, sinon la prudence devient paralysie. Et ça aussi, ma Grand-mère me l’a appris, elle qui, veuve, maman de deux jeunes enfants, a construit le café du Belvédère à Rossens seule, dans les années cinquante, dans le canton de Fribourg alors même qu’elle n’avait pas le droit de voter ! Je l’ai trouvée incroyable quand j’ai compris son chemin de vie et l’audace dont elle avait fait preuve pour son époque !

Nous sommes en 2021, la population fribourgeoise doit réélire son gouvernement et j’en appelle à votre audace à vous aussi pour que le Conseil d’État devienne plus représentatif de la population, plus humain, plus transparent, plus crédible parce que pas parfait et capable de le reconnaitre… Changeons la manière de faire, essayons autre chose, ensemble ! Le 28 novembre, soutenez la liste 4 !

La famille, sous toutes ses formes

J’aimerais créer une loi sur la famille pour que dans chaque Direction, les projets prennent en compte ce premier noyau de notre société. Non seulement il manque des places en structures d’accueil pour concilier vie familiale et vie professionnelle, mais elles coûtent tellement cher que cela décourage parfois le retour sur le marché de l’emploi d’un parent, souvent la maman. Les besoins des enfants sont souvent totalement oubliés. Exemple récent, la loi sur la mobilité : elle ignore les enfants, cyclistes ou qui pratiquent la trottinette, la planche à roulettes, etc. Quelle sécurité pour eux ? Pour aller à l’école en vélo par exemple ? Avec une loi-cadre sur la famille, tout projet devrait tenir compte de la réalité des familles et obliger à évaluer ses conséquences et sa portée pour les membres de celles-ci !

Le plan climat

D’un côté, l’État met 21 millions dans un plan climat et de l’autre, 100 millions pour des routes. Faire mieux pour le climat mais augmenter les km goudronnés en même temps, c’est contradictoire. Je propose d’améliorer le réseau routier actuel pour le rendre moins bruyant et offrir l’opportunité de partager la chaussée avec d’autres moyens de déplacement. Et puis, même si la voiture électrique est certes moins nocive pour l’environnement, il faut pouvoir produire l’électricité pour la faire avancer. Et là aussi, on est au-devant d’un défi compliqué à relever ! A ce propos, si des parcs éoliens doivent dans tous les cas faire l’objet d’une véritable discussion avec la population avant toute chose, il serait peut-être utile d’explorer la possibilité d’installations beaucoup plus modestes qui contribueraient néanmoins à fournir de l’électricité pour la consommation domestique locale. Diversifier la production d’électricité et rendre les habitations autonomes mettrait moins de pression pour l’approvisionnement des gros consommateurs industriels.

La précarité

Ce sujet est sans doute LE cheval de bataille du Centre Gauche-PCS depuis sa création. Cette précarité a changé de visage depuis 1966 mais elle est toujours là. Elle est féminine, avec des enfants à charge, seule. Ou elle vient d’autres horizons de la Terre, sans autorisation mais avec l’espoir d’une vie meilleure… à trimer dans l’ombre. Dans ce canton riche, cette précarité est indigne. Le Collectif pour la dignité a lancé de nombreux projets qui méritent un soutien de l’État à l’instar de la banque alimentaire. Sous l’angle légal, finissons-en avec le remboursement de l’aide sociale. Augmentons les allocations familiales à Fr. 400.-. Et puis il faut aussi améliorer le projet de loi sur les aides complémentaires pour les familles à faibles revenus, il ne tient pas compte des enfants au-delà de l’âge de 8 ans.